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La peau des choses est une silhouette. Le monde est plein de silhouettes.

Rien n'est aussi proche des os de la mère que l'enfant à naître.

On ramasse ce qu'on peut de lettres pour combler les non-dits.

La biche surprise dans la lumière du soir n’ose bouger. Elle regarde le regard et bientôt ses yeux dans la nuit seront des phares.

Une phrase se retourne qu'on n'avait pas su prononcer dans ses restes vacille.

Il y a de plus en plus de corps.

Réversibles.

 

La pelle delle cose è una siluetta. Il mondo trabocca di siluette.

Nulla è così vicino alle ossa della madre quanto il bambino in procinto di nascere.

Si raccoglie quel che si può di lettere per colmare i non detti.

La cerva sorpresa nella luce della sera non osa muoversi. Guarda lo sguardo e presto i suoi occhi saranno fari nel buio.

Una frase si capovolge e noi incapaci di esprimerla nei suoi scarti traballa.

Vi sono sempre più corpi.

Reversibili.

 

 

Estelle DUMORTIER (France)

Traduction du français Viviane Ciampi

Extrait de Monolithes. Contemplations
© Éditions Revue Filip d’Aquilone N°69, mars 2025

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